Comment pratiquer le flux instinctif libre en 3 étapes

Vous vous demandez comment pratiquer le flux instinctif libre et vous ne savez pas par où commencer ? Vous êtes encore un peu intimidée par cette pratique méconnue et vous n’êtes pas sûre d’y arriver ? N’hésitez plus, c’est en fait une technique très simple quand on s’y penche. Je vous montre les 3 étapes pour se lancer dans la continence menstruelle sans stress, dans le respect de son rythme et de celui de son corps.

Étape 1 : Observer son flux pendant ses règles

Selon moi, la première étape pour pratiquer le flux instinctif c’est de commencer par une phase d’observation. Avez-vous déjà pris le temps de prêter attention à ce sang qui s’écoule entre vos jambes pendant vos règles ? Coule-t-il en continu ou pas, et comment le fait-il ?

Lors de vos prochaines lunes, observez.

Choisissez un moment où vous aurez suffisamment de temps lors de vos lunes pour y être attentive, à plusieurs moments de la journée et plusieurs jours d’affilés. Comme ça, vous pourrez voir l’évolution en fonction des jours de vos menstruations.

Je vous invite durant ces jours-là à porter une culotte menstruelle ou une serviette lavable, pour laisser au sang la liberté de couler et pouvoir l’observer.

Je vous propose de prêter attention aux points qui suivent :

– Repérez les moments où le sang s’écoule. Arrivez-vous à bien les identifier ? Est-ce fréquent, ou pas ? Sentez-vous quelle quantité se libère ?

– Percevez-vous des périodes de temps où le sang ne s’écoule pas ? Combien de temps ces moments durent-ils ?

– Y a-t-il des activités qui semblent stopper les écoulements ? Pendant la douche par exemple, n’est-ce pas ? Ou peut-être aussi pendant votre nuit de sommeil ?

– Y a-t-il des activités, ou des gestes, qui semblent favoriser la libération du sang ? Les éternuements, les pets, le port de charge, non ?

– Peut-être arrivez-vous à observer une corrélation entre les douleurs de vos règles et vos saignements ?

– Observez aussi, pourquoi pas, la texture et la consistance du sang en fonction des jours de vos menstruations. Sentez-vous que le sang est parfois fluide alors qu’il est très visqueux à d’autres moments, voire avec des caillots ? Notez-vous qu’il peut passer du rouge au violet, en passant par le marron ?

– Sentez-vous que certains jours de vos règles, souvent le premier et le dernier, le sang s’écoule très peu souvent ? Et à l’inverse, que lors de jours de flux abondant, les écoulements sont fréquents ?

Une fois que vous aurez réalisé ces premières observations, il y a des chances que vous vous sentiez déjà plus proche de vous-même et de votre corps. Vous aurez de premiers éléments de repères pour pratiquer le flux instinctif libre et comment faire. Alors, c’est parti !

Étape 2 : Comment pratiquer le flux instinctif libre

Comment pratiquer le flux instinctif libre ? Commencez à un moment où vous pourrez rester chez vous pendant que vous aurez vos lunes, par exemple un week-end. Tentez dans la journée de ressentir les moments où le sang s’écoule dans votre vagin et qu’il est prêt à s’écouler dans votre culotte. Pour ça, bien sûr, vous ne devez pas utiliser de tampon ni de coupe menstruelle : vous pouvez porter une serviette hygiénique, une serviette lavable ou une culotte pour les règles. Tester le flux instinctif libre ne comporte aucun risque.

Lorsque vous irez aux toilettes, restez un peu plus longtemps et observez ce qu’il se passe. En faisant pipi, l’écoulement du sang va se faire. Et si vous restez un peu plus longtemps, il est possible qu’il y ait encore quelques gouttes à couler, voire un petit filet de sang un peu plus visqueux. Laissez-lui le temps de s’écouler : ce n’est pas comme un jet de pipi, il n’y a pas de force de pression qui s’exerce sur le sang qui s’écoule. Je vous explique le fonctionnement du flux instinctif libre ici.

En vous essuyant, si vous êtes dans un jour de flux abondant, il est possible qu’il y ait pas mal de sang sur le papier toilette. Dans ce cas, vous pouvez vous essuyer une deuxième fois. Ou mieux encore, si vous avez de l’eau à proximité, vous pouvez vous nettoyer au gant ou avec un peu de papier toilette humidifié. Ça n’a rien d’obligatoire, j’ai juste observé quand lorsque je suis dans une journée de mon cycle menstruel où les écoulements sont nombreux, j’apprécie de le faire une ou deux fois dans la journée, car autrement, même si je m’essuie, le sang qui reste tache ma culotte et me laisse une sensation d’humidité. À force de pratiquer la continence menstruelle, je reconnais que j’apprécie d’être au sec dans ma culotte, même lorsque j’ai mes règles.

Une fois que vous l’aurez testé tranquillement chez vous, pendant quelques jours peinards, il est probable que vous aurez envie de retenter l’aventure. Vous verrez : c’est assez incroyable au départ de se rendre compte que l’on peut facilement laisser s’écouler une bonne partie de notre sang aux toilettes ! Il y a assez peu de loupés, lorsque l’on y prête vraiment attention.

Étape 3 : Persévérer dans la pratique de la continence menstruelle

Il est possible qu’au départ, alors que vous ne savez pas encore très bien comment pratiquer le flux instinctif libre, vous alliez beaucoup plus souvent aux toilettes. Le fait de prêter attention à votre flux va peut-être vous donner l’impression que vous avez tout le temps besoin d’aller aux w.-c., que ça va s’écouler d’une seconde à l’autre… Tout votre travail va être de différencier les moments où le sang s’apprête réellement à couler et les fausses alertes. Détendez-vous, il me semble qu’il vaut mieux quelques loupés, plutôt que d’aller aux toilettes tous les quarts d’heure par peur d’une tâche ! À force de pratiquer le flux instinctif, vous arriverez à cerner les moments où il est vraiment nécessaire de libérer vos menstruations.

Il est souvent plus facile d’identifier l’instant où le sang va couler quand votre flux est abondant plutôt que quand les écoulements sont peu fréquents. Tout simplement parce qu’on oublie d’y prêter attention, que l’utérus se contracte moins, et il suffit d’un éternuement pour que le sang coule un peu. Heureusement, comme c’est une très faible quantité qui se libère à ce moment-là, ça ne risque pas de faire une inondation, même si l’on est repassé aux culottes classiques pour cette fin de règles.

Dans un second temps, et seulement là, c’est-à-dire après plusieurs essais de pratique du flux instinctif libre vous savez comment faire. Vous pourrez alors commencer à faire travailler votre périnée si nécessaire. Vous verrez, notamment, que dans certaines situations, même si le sang s’apprête à couler, vous pourrez le retenir quelque temps avant d’aller aux toilettes. Par exemple le matin, après une bonne nuit de sommeil, il est probable que la première chose que vous ayez à faire sera d’aller aux toilettes. Peut-être qu’au début, vous n’arriverez pas à retenir le sang suffisamment longtemps, d’où l’intérêt de porter une culotte menstruelle au cas où.

Et puis, à d’autres moments, vous pourrez garder une faible pression au niveau de votre périnée, dans l’idée de resserrer les parois de votre vagin. Petit à petit, vous arriverez à rester de plus en plus longtemps sans avoir besoin d’aller aux toilettes. Allez voir mon avis sur le flux instinctif libre, après 2 ans de pratique.

Alors, maintenant que vous savez comment pratiquer le flux instinctif libre, êtes-vous prête à tester ? Vous verrez, à force de pratiquer le flux instinctif, avoir ses règles devient simple comme bonjour ! N’hésitez pas à poster vos retours en commentaires !

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4 Responses

  1. Ici, j’utilise des serviettes lavables et quand je sens que ça commence à couler, je contracte mon périnée et je file au toilette. La plupart du temps il n’y a rien dans la culotte. Mais j’avoue que cette technique marche mieux depuis que j’ai eu ma fille et que mon flux est moins abondant. Une corrélation? ou j’apprivoise peut être mieux mon corps? Je ne sais pas.

    • Bonjour Marie,
      Merci pour ton retour, je suis ravie de savoir que tu pratiques, sans peut-être lui donner de nom, le flux instinctif libre ! Je trouve ça intéressant de savoir que ça fonctionne mieux depuis que tu es maman. On pourrait croire que ce serait l’inverse du fait qu’on a parfois le périnée un peu malmené suite à l’accouchement. Et en même temps, pour moi aussi ça se passe bien depuis que mes règles sont revenues suite à l’allaitement : pas plus de tâches dans la culotte qu’avant ma grossesse. Et puis comme tu dis que ton flux est moins abondant, c’est clair que ça joue en ta faveur. Bonne continuation à toi dans la pratique de la continence menstruelle.
      A bientôt, Maëlle

  2. Merci pour ce guidage (pas certaine que ce mot existe).
    Je te suis sur un point : il faut du temps, être tranquille chez soi et pouvoir de centrer durant toutes ses règles.
    Même si je perçois nettement toutes les sensations décrites, ma vie n’est pas compatible pour le moment. En tout cas je en cherche pas à forcer le truc.
    Intéressant tout de même…
    Bises
    Carole

    • Bonjour Carole,
      Avec plaisir ! Et oui, je te rejoins sur le fait que ça demande d’être suffisamment posée pour se lancer et aussi que c’est une pratique qui ne se force pas. Le risque serait de se braquer ou de se stresser à vouloir éviter toutes les tâches. En fait selon moi, la phase d’observation est presque la plus importante parce que c’est elle qui nous apprend à mieux connaître notre corps. Le passage à la pratique permet autre chose : moi par exemple ça m’apporte de la confiance dans ma capacité à m’adapter à mon corps là où il en est dans son cycle.
      Bises, Maëlle

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