s'émerveiller des petites choses

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Dans cette nouvelle « bulle intuitive », il est question des petites choses dont on peut s’émerveiller, chaque jour. Et ça fait du bien !

Je suis comme ça. Je m’émerveille de tout. La moindre vision d’une coccinelle me fait sourire. Je m’extasie de la plus petite pousse sortant de terre, au potager. Je ris des réflexions philosophiques de ma fille d’avril : « Quand on n’aime pas tout le monde, c’est pas rigolo ! ». Je frétille d’émotions au moindre progrès de ma fille de juin. Il m’en faut peu, mais vraiment très peu, pour être heureuse.

À l’inverse, il m’en faut peu aussi pour stresser, paniquer, m’affoler, m’égarer… Hypersensibilité ? Possible.

Mais peu importe, car le rayon de soleil arrive vite pour éclairer à nouveau ma journée.

Et hop ! Un oiseau encore jamais vu dans le jardin ! Et hop ! Encore 4 œufs aujourd’hui dans le pondoir !

S’émerveiller des petites choses du quotidien.

Ce trait de caractère énerve bien des personnes. Impensable, me direz-vous ? Pourquoi se sentir agacer par le bonheur d’autrui, un bonheur simple de contemplation ? Je ne jouis pourtant pas d’une immense fortune, ma situation personnelle et professionnelle n’est pas plus enviable qu’une autre, mon physique n’émoustille pas les foules, alors qui a-t-il d’enviable ou d’intolérable à ma faculté d’émerveillement, au point d’en venir aux mots et aux gestes qui blessent ?

Je n’ai pas été victime de grossophobie, de sexisme, non… J’ai été victime de bienheureux-phobie ! Je m’en rappelle parfaitement. C’était par un collègue de travail, il y a quelques années.

C’était d’une violence sans nom ! J’en suis restée pantoise !

« Mais arrête de sourire bêtement pour un truc à la con dont on n’a rien à foutre ! Ça me saoule, ta mièvrerie ! Tout n’est pas beau et magnifique dans ce monde ! Merde, fait chier, putain ! » Et tout le saint-frusquin.

Par contre, je ne sais plus très bien ce que j’ai répondu.

Ce dont je me souviens, c’est de ma tristesse. J’étais triste pour mon collègue. Triste et abasourdie par les paroles de ce grand gaillard, tout de noir vêtu, qui me fit penser alors à une ombre. Je crois que j’ai tenté de le raisonner, de lui montrer que, voir le côté positif des choses, ça aide à se relever et à avancer. Je crois que ça l’a touché. Un peu.

Jamais je ne remettrais en question ma capacité à m’émerveiller des petites choses. C’est elle qui me permet de me redresser, quand je me voûte sous le poids du quotidien. C’est elle qui m’insuffle l’inspiration dont j’ai besoin pour écrire, échanger, transmettre.

Petite coccinelle, petite pousse. Je vous dois tout. J’en ai la farouche intuition.

 

J’espère que cet épisode vous a plu ! Êtes-vous du genre, vous aussi, à vous émerveiller de tout ? Partagez vos expériences en commentaires 🙂

Dans le prochain épisode, il sera question d‘une intuition qui me manque, et que j’aimerais travailler davantage.

Si vous avez aimé notre article, vous êtes libre de le partager ;-)

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