la soif d'apprendre

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Ma découverte de l’entomologie pour étancher ma soif d’apprendre !

La première fois que j’ai vu un charançon – vu dans le sens prendre conscience qu’il est dans mon champ de vision et le considérer – j’ai absolument voulu connaître son nom. Son nom scientifique. Il se baladait parmi les feuilles de framboisiers, guettant sûrement un fruit charnu et qu’il s’apprêtait à goûter. Je savais déjà qu’il appartenait à la grande famille des Curculionoidea. En effet, je m’intéressais depuis peu de temps à l’entomologie, la science des insectes. Jusqu’alors, je n’avais d’yeux que pour les oiseaux. Et alors que je courais après un groupe de traquets motteux pour tenter de les observer de plus près, des amis naturalistes ont passé le même temps le nez plongé dans les mousse, sur une surface d’un mètre carré. Au début, je me suis dit : « quelle perte de temps » ! Puis j’ai été intriguée par leur comportement, j’ai baissé le nez aussi, j’ai tourné mon regard inéluctablement vers le sol. Et je suis tombée dans l’entomologie ! J’ai alors rechercher un groupe d’insectes peu connu et assez rigolo pour m’occuper et découvrir le monde fascinant des insectes. C’est comme ça que j’ai découvert les charançons, les coléoptères les plus nombreux en terme d’espèces. Ce sont des insectes mal-aimés car ravageurs de cultures, mais qui restent très méconnus.

Une intuition plutôt bonne !

Pour ma part, je les ai tout de suite trouvé très mignons avec leur « trompe » (rostre) et leurs antennes pliées (ou plutôt coudées en jargon entomologique). Or, pour revenir au spécimen observé dans les framboisiers, je pensais au départ qu’il s’agissait d’un charançon. Pourtant, ses antennes étaient droites, et non coudées ! Mais il avait tout de même un faciès de mini pachyderme, avec sa bouche en forme de trompe. Après quelques recherches, j’ai compris qu’il s’agissait d’un apion, appartenant bien à la superfamille des Curculionoidea, mais pas exactement un charançon (une espèce tout de même très proche).

Comment l’intuition née de la soif d’apprendre ?

Pourquoi je vous raconte tout ça aujourd’hui ? J’y viens. Le fait d’avoir pris le temps d’observer réellement cet insecte, d’accorder mon attention à un être aussi minuscule (le « charançon » des framboisiers ne mesure que quelques millimètres seulement) me donne la sensation d’être pleinement présente, à un instant précis. Un être si fragile et minuscule, comment est-ce possible qu’il puisse respirer et se déplacer ?

Et dans cet instant qui s’étire sans s’en apercevoir, on perçoit en arrière-plan le reste du monde. Tout est figé, seul bouge ce petit lutin aux reflets rosés. Mon intuition de connaître le nom de cet insecte, alors que je ne l’avais jamais vu, est rendue possible par la curiosité, l’apprentissage, la soif d’apprendre. Tout se tient et se découvre suivant une logique. Avoir une vision systémique, considérer l’environnement naturel qui nous entoure comme une part intégrante de nous-même, nous aide à développer notre empathie, pour nous et pour les autres. Ceci est mon intuition naturaliste, libre et heureuse.

Êtes-vous curieuse du monde qui vous entoure ? Vous êtes-vous déjà demandé le nom de cette plante ou de cet oiseau, toujours présent en bas de chez vous ?

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