avis hygiene naturelle infantile

Pour se forger son propre avis sur l’hygiène naturelle infantile, mieux vaut prendre en considération les témoignages d’adeptes de cette pratique. Quelle organisation cela implique-t-il au quotidien ? Quels bénéfices l’enfant tire-t-il de cet investissement, de ne pas porter de couches ? Avec mon conjoint, nous pratiquons l’hygiène naturelle infantile avec nos deux filles, aujourd’hui âgées de 1 et 4 ans. Voici notre avis sur l’hygiène naturelle infantile (ou HNI) après cinq années d’expérimentations. HNI testée et approuvée !

L’hygiène naturelle infantile (HNI) procure du bien-être à l’enfant… et aux parents !

Atout majeur : le caca partout, ce n’est plus pour nous !

L’un des points positifs majeurs tirés de la pratique de l’hygiène naturelle infantile, c’est que les bébés et les parents n’ont plus affaire à des petites fesses irritées et recouvertes de caca !

En grandissant, nos filles ne souhaitaient plus s’allonger pour le change. Très vite, elles voulaient se retourner, s’asseoir ou continuer à jouer. Mais c’est sans compter qu’avec l’hygiène naturelle infantile, la première chose que l’on arrive à capter, ce sont les selles. Et pour ressuyer un pipi et enfiler une couche lavable ou une couche-culotte (ou culotte d’apprentissage) l’enfant peut rester debout. C’est plus facile à gérer pour les parents, et les enfants sont moins coupés dans leur élan, surtout lorsqu’ils sont en pleine phase d’exploration.

Fini donc, le caca qui reste collé aux doigts, les gros dégâts suite à un retournement sur la table de change avec une couche pleine à ras bord, les lessives intempestives, les prise de catch et les crises de larmes difficiles à calmer !

Respect de la physiologie… Et du porte-monnaie !

La position adoptée par l’enfant au moment où il est porté au-dessus d’une bassine ou d’un pot – quand il ne sait pas encore s’asseoir – est plus physiologique que de rester debout pour faire dans une couche. L’hygiène naturelle infantile une excellente technique pour éviter la constipation, parfois douloureuse chez les nourrissons. De plus, en récupérant les selles avant qu’elles ne soient écrasées sur les fesses de bébé, on peut mieux comprendre sa digestion, notamment lors de l’introduction d’un nouvel aliment. Ce n’est pas très attrayant, mais quitte à voir un caca, autant que ça nous apprenne quelque chose !

Côté économique, on ne peut pas nier non plus les avantages de cette pratique ! Un seul tube de crème grasse pour le change suffit pour calmer les petites rougeurs et les démangeaisons persistantes. Et lorsque l’on capte les besoins de son enfant avant que la couche ne soit salie, on utilise beaucoup moins de couches jetables, et les couches lavables sont plus faciles à nettoyer. Avec un investissement de départ de 150 euros dans des couches lavables d’occasion, et trois fois moins de couches jetables achetées que la moyenne des ménages, notre foyer a fait, sans rentrer dans tous les calculs, de bonnes économies ! J’aurai l’occasion de revenir plus en détails sur le budget alloué pour les couches dans un article dédié.

hygiene naturelle infantile change complique

En grandissant, les enfants apprécient moins d’être allongés au moment du change

Pratiquer l’hygiène naturelle infantile au quotidien

Comment avons-nous commencé ?

Au tout début, le plus important, c’est de ne pas se mettre la pression ! Surtout si l’on souhaite s’essayer à l’hygiène naturelle infantile avec un nouveau-né, car on a bien d’autres choses à gérer ! Pour notre part, nous avons commencé à pratiquer aux 3 mois de l’aînée et dès le premier mois de ma cadette.

Premièrement, j’ai repéré, en tant que toute jeune maman, les moments où j’étais le plus disponible : les tétées ! En effet, mes deux filles pouvaient téter jusqu’à trois quarts d’heure d’affilée ! De temps en temps je lisais, d’autres fois, je regardais un film en somnolant à moitié, mais à d’autres moments, le temps me paraissait long durant l’allaitement ! Aussi me suis-je concentrée pour repérer leurs signaux correspondant à leur besoin d’élimination. Je me suis facilité la tâche en retirant leur pantalon et leur couche et en plaçant une alèse sur mes genoux, en dessous de leurs fesses. Il ne restait plus qu’à attendre !

Après ce premier contact, mon conjoint s’y est également mis. Nous avons proposé à nos enfants d’éliminer à d’autres moments, quand nous pensions observer leurs mimiques caractéristiques. Nous portions nos filles au-dessus d’une bassine, en les maintenant au niveau de leurs genoux en position accroupie. Pour ne pas trop forcer sur le dos en les portant, nous étions la plupart du temps assis, avec la bassine entre les jambes.

Quand le repérage des signaux s’est avéré exact, nous avons ajouté en simultané des petits bruitages évocateurs, que nos filles ont associé à leur besoin du moment : « pssssssst » pour pipi et « pou » pour caca. En quelques semaines à peine, nous avons obtenu des résultats probants.

hygiene naturelle infantile bebe heureux

Besoin compris : bébé et parents ravis !

Gestion dans le temps et implication du papa : où en est-on aujourd’hui ?

Quand nos enfants ont su s’asseoir, elles sont passées progressivement de la bassine au pot. Nous leur montrions le pot et les tenions au-dessus, comme avec la bassine, pour qu’elles s’y habituent. Et de temps en temps nous les posions, les retirant si ça ne leur convenait pas.

Enfin, lorsqu’elles ont su marcher – peu après un an pour les deux – nous avons mis le pot en évidence à l’entrée de la salle de bain. En pensant repérer leur signal, nous leur proposions d’aller aux toilettes. Et au bout d’un moment, elles ont demandé à y aller !

Aujourd’hui, notre plus jeune fille est âgée de 17 mois. Elle ne parle pas encore, mais sait très bien signaler son envie d’aller sur le pot : elle tend le bras, le montre du doigt avec les yeux grands ouverts ! On récupère toutes ses selles depuis 4 mois environ, et on arrive même à avoir des pipis. En journée, elle porte des couches lavables qui sont faciles à retirer lorsqu’elle a un besoin urgent. La nuit, elle porte une couche jetable, car la sensation d’humidité des couches lavables la réveille.

Mon conjoint s’implique grandement dans la pratique de l’hygiène naturelle infantile et, à mon humble avis, cela a été décisif pour poursuivre notre éducation dans ce sens – et d’autant plus pour notre deuxième fille. En effet, difficile de proposer le pot à l’une, quand l’autre est déjà sur le trône ! Les parents qui ont plusieurs enfants ont peut-être également fait cette observation : très souvent, les enfants ont envie d’aller aux toilettes en même temps ! Avoir le soutien et le regard critique de sa moitié est d’autant plus important dans les moments de doute.

Car, bien sûr, il y a des accidents – fausse alerte ou départ du pot prématuré – mais rien d’insurmontable. Un conseil : préférez des vêtements qui ne craignent pas et rangez le beau tapis persan pour le ressortir plus tard !

Notre avis sur l’hygiène naturelle infantile (HNI) vous a-t-il aidé ? Témoignez aussi de vos expériences en commentaires !

 

 

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6 Responses

  1. Je suis restée 6 mois avec mon bébé allaité et porté en écharpe, du printemps à l’automne.
    Lors du portage, le bébé qui va éliminer, gigotte. Comme s’il savait que ce serait gênant s’il était mouillé.
    Dommage, il a dû re-découvrir les couches, vu qu’il était gardé par un tiers.
    Mais il a réussi à aller facilement sur le pot pour ses 2 ans, et depuis, plus de couche. Coïncidence ?

    • Bonjour Cora,
      Merci beaucoup pour votre témoignage. Oui, il est difficile de pratiquer stricto sensu l’hygiène naturelle infantile avec un bébé qui est gardé par quelqu’un d’autre. Mais bébé assimile bien que, ça se passe d’une façon avec une personne, et d’une autre manière avec ses parents. Ce n’est pas dérangeant pour lui de pratiquer l’HNI à mi-temps, en quelque sorte ! Donc je ne pense pas que ce soit une coïncidence que votre enfant soit allé sur le pot dès ses 2 ans ! Votre expérience lui a sans doute permis de rester connecté avec son besoin d’élimination, qu’il a réussi à exprimer de lui-même assez tôt. Bravo à votre petit bout ! Belle journée, Céline

  2. Woua ! Je suis admirative. J’avoue que je connais, en théorie, cette pratique, mais j’ai jamais osé franchir le pas. Je suis totalement convaincu par cette technique, mais j’en suis encore bien incapable. Alors Bravos à tous les parents qui le font.

    • Bonjour Shirley, je vous remercie pour votre commentaire ! Mes articles ont la vocation de vous soutenir dans la mise en pratique de l’hygiène naturelle infantile, j’espère que vous y trouverez des ressources pour franchir le cap ! Si vous avez des besoins particuliers, n’hésitez pas à m’en faire part, je saurai m’adapter. Bonne continuation ! Céline

  3. Je prend le temps de lire votre article et j’ai beaucoup aimé votre témoignage, authentique et sincère. J’ai aussi commencé aux alentour de 3 mois avec une bassine pendant l’allaitement, en effet quitte à avoir notre bébé dans les bras, autant essayer en même temps 🙂

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