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Vos enfants ou vos élèves souffrent d’un Trouble du Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité (TDAH) ? Vous recherchez une façon simple et ludique d’atténuer leurs symptômes, devenus envahissants pour eux et leur entourage ? L’expérience du dehors leur permet d’être plus à l’écoute d’eux-mêmes et des autres. C’est scientifiquement prouvé, et surtout très efficace ! Intuitivement, je suis sûre que vous y avez déjà pensé : « il est temps d’aller faire un tour dehors pour se rafraîchir les idées  » !

TDAH : un syndrome aux causes multiples

Le TDAH n’est pas une maladie

Le Trouble du Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité est une affection biologique, caractérisée par une liste précise de symptômes. Seul un médecin spécialisé en neurobiologie peut dresser un diagnostic précis. En effet, un enfant considéré comme turbulent n’est pas forcément atteint par ce trouble. Aujourd’hui, en France, on estime que 4 % des enfants d’âge scolaire souffrent de TDAH, soit un par classe.

Le développement de ce trouble est dû à une multiplicité de facteurs :

  • un facteur génétique : l’apparition d’un TDAH est impliquée par l’hérédité. Dans 80 % des cas étudiés de vrais jumeaux, les deux développent ce syndrome. D’autre part, 25 % des enfants atteints d’un TDAH ont des parents qui en souffrent également et risquent de le transmettre à leurs descendants ;
  • une cause cérébrale : chez les patients souffrant de TDAH, les zones du cerveau rattachées à l’attention, l’organisation et la mobilité réagissent différemment, et peuvent présenter une forme particulière. Les neurotransmetteurs, tels que la dopamine, présentent un taux anormal ;
  • un facteur environnemental : l’enfant exposé à des substances nocives pendant le développement embryonnaire a 15 % de risques supplémentaires de développer un TDAH. On répertorie notamment la prise de tabac, d’alcool, mais également l’exposition au plomb et à certains pesticides ;
  • des complications à la naissance : un manque d’oxygénation ou d’autres problèmes rencontrés lors de l’accouchement peuvent engendrer des lésions ou une infection du cerveau.

L’importance de l’environnement dans le développement du TDAH

Des personnes prédisposées génétiquement au TDAH sont d’autant plus sensibles à la qualité de leur environnement. Dans un monde de plus en plus urbanisé, il est difficile d’identifier tous les facteurs environnementaux pouvant interférer sur ce trouble.

Mais, partant de ce constat, on peut tirer deux éléments importants et positifs. En effet, en préservant l’environnement de nos enfants :

  • on limite drastiquement le risque de développement de TDAH ;
  • on offre une meilleure qualité de vie aux enfants qui en souffrent.

Savoir que l’on peut interférer positivement sur la santé de nos enfants, au quotidien et par des actions simples, n’est-ce pas encourageant ?

Troubles associés au TDAH : un essor constaté

Quels sont les troubles associés au TDAH ?

Les enfants qui souffrent de TDAH présentent les symptômes suivants :

  • un déficit de l’attention ;
  • une impulsivité aiguë ;
  • et une tendance à l’hyperactivité.

D’un individu à l’autre, ces trois symptômes sont plus ou moins visibles. Cela explique la difficulté à diagnostiquer ce syndrome, pourtant très répandu.

Plus de la moitié des enfants atteints de TDAH souffrent d’autres troubles. En effet, ce n’est pas tant le TDAH en lui-même qui pose problème, mais les comportements qui en résultent. Ainsi, certains enfants présentent :

  • de grosses difficultés d’apprentissage (retard de langage ou maîtrise de l’écriture) ;
  • plus de souci à s’intégrer socialement à cause d’une attitude provocatrice ;
  • ou un stress chronique, des Troubles Obsessionnels Compulsifs (TOC) voire un syndrome dépressif.

Un essor du Trouble du Déficit de l’Attention constaté grâce à mes interventions en milieu scolaire

Lors de mes interventions en tant qu’éducatrice environnement auprès des classes, il est courant qu’un enseignant me prenne à part pour me signaler qu’un ou deux de ses élèves présentent une capacité de concentration très limitée. Ce dialogue avec le corps enseignant est primordial pour moi, car en tant qu’intervenante extérieure, je rencontre les groupes durant un temps limité, et je n’ai pas le loisir d’apprendre à connaître chaque enfant avant une animation. En amont d’une activité, les échanges entretenus avec un professeur me permettent :

  • d’en savoir davantage sur sa classe, ses problématiques propres et ses forces ;
  • d’adapter mon discours en fonction de l’âge et du niveau des élèves ;
  • de donner un rôle-clé à l’enseignant, et parfois à l’Auxiliaire de Vie Scolaire (AVS) présent, en appui au mien ;
  • de ne pas stigmatiser un enfant qui, par la faute d’un syndrome – TDAH ou autre – ou d’une maladie a un comportement difficilement maîtrisable lors de mon intervention. Car, même en connaissance de cause, on peut blesser un enfant par un geste ou un mot mal venu.

Après plusieurs années d’expérience, il est de plus en plus rare de travailler avec une classe sans enfants présentant un TDAH ou un autre trouble mental. Je trouve cela complètement effrayant et disproportionné. De plus, une minorité de ces enfants peut bénéficier de l’accompagnement d’un AVS, faute de moyens ou de pause de diagnostic.

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Allons dehors ! TDAH ou pas, c’est revigorant. Et plus c’est vert, mieux c’est !

Changer d’environnement et nos comportements pour soigner les symptômes du TDAH

L’environnement naturel soigne les maux du TDAH

Plusieurs ouvrages et rapports scientifiques traitent ce sujet : renouer un contact étroit et régulier avec la nature permet d’atténuer les symptômes des enfants souffrant de TDAH.

Dans son livre « Besoin de nature : santé physique et psychologique » (éditions Hesse, 2014) Louis Espinassous cite les études scientifiques relatives aux bienfaits de l’environnement sur les enfants atteints de TDAH. Par exemple, après seulement vingt minutes de marche en extérieur, il est prouvé que des enfants âgés de sept à douze ans atteints de Trouble du Déficit de l’Attention trouvent une capacité de concentration similaire à celle des autres enfants. De plus, les effets sont proportionnels à la préservation du milieu naturel : plus il y a de verdure environnante, et mieux les enfants se sentent pendant et après cette expérience.

Est-il utile de rappeler que ce constat est également valable pour les personnes ne souffrant pas de TDAH ? Enfants comme adultes, de plus en plus enfermés dans des milieux très urbanisés, captifs de nos écrans et de nos foyers, nous sommes d’autant plus sujets à l’inattention et à l’impulsivité. Nous sommes sur-stimulés en permanence, et quoi qu’en disent les médias, notre cerveau ne s’est pas adapté à l’avènement de la technologie. Alors, calmons nos ardeurs, et mettons le nez dehors !

Donner l’exemple : revoir ses propres comportements pour initier le changement

En tant que parent ou enseignant, nous pouvons soulager considérablement les symptômes des enfants porteurs du TDAH. Il est vital pour eux de nous impliquer pleinement dans leur éducation et leur sociabilisation, en leur proposant des outils et des activités adaptés. En créant une continuité à la maison, en faisant appel à des professionnels de la santé et de la petite enfance, il est possible de dédramatiser une situation qui peut devenir pesante pour toutes les parties prenantes.

Des essais récents proposent la pratique de la méditation de pleine conscience dès le plus jeune âge. Cette technique permet aux enfants de se recentrer, de se reconnecter avec eux-mêmes et leur entourage. Pour vous y aider, vous pouvez vous reporter aux ouvrages de Christophe André, psychiatre et psychothérapeute reconnu dans ce domaine. Les livres « Calme et attentif comme une grenouille » et « L’éveil de la petite grenouille » d’Élise Snel (éditions Les Arènes, 2012 et 2020) vous donnent également de bonnes pistes pour débuter la méditation avec vos enfants.

Si vous décidez d’être accompagné par un professionnel, un psychothérapeute peut vous proposer, au-delà des rendez-vous au cabinet, des jeux, des mises en situation avec inversion des rôles pour vous aider, ainsi que vos enfants, à reprendre confiance en vous. L’association HyperSupers TDAH France vous soutient dans vos différentes démarches, du diagnostic à la prise en charge.

 

Quelle est votre expérience avec le TDAH ? Si cet article vous a aidé, n’hésitez pas à le partager sur les réseaux sociaux.

 

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8 Responses

  1. Très intéressant! J’ai été très peu confronté au TDAH, à vrai dire, mais je m’y intéresse énormément, comme tout problème atteignant aux enfants. Ton article est très instructif, je t’en remercie énormément!

    • Merci Eirene pour ton message 🙂 Il existe bien des façons d’apporter du mieux-être aux enfants (et aux adultes) atteints de TDAH. Musicienne également, je suis intriguée par ton blog 😉 À bientôt !

  2. Tout à fait d’accord avec toi que, TDAH ou pas, il faut sortir: aller en foret, ou au parc si on n’en a pas à coté de chez soi est déjà un très bon début !

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